LES PORTES DE SOI ou CHAKRAS ou comment l’énergie circule en nous… 

Nous habitons notre corps, avons-nous coutume de dire. Et l’Esprit nous habite… J’aime assez cette idée d’une demeure que nous transportons avec nous d’étape en étape, peut-être même de vie en vie, qui sait ? Une jolie maison avec ses beautés, ses coins perdus, ses fonctions de circulation, ses centres spécifiques : ici, le living room qui est le centre de la vie quotidienne, là les chambres à coucher, la salle de bain où se purifier, la cuisine dans laquelle nous préparons ce qui va revigorer nos énergies, le bureau qui verra nos études, nos réflexions, ou encore voici l’atelier de nos créations, endroit un peu secret et particulier qui nous permet de nous exprimer… là, le salon avec notre fauteuil favori qui bercera nos réflexions. C’est une maison bien bâtie sur ses fondations, avec ses caves qui plongent dans la terre et son grenier dont le pignon s’élance vers le ciel. Une maison fleurie, haute en couleurs, avec aussi ses coins secrets, ses souvenirs et ses fenêtres ouvertes sur nos espoirs et nos aspirations. Un lieu où il fait bon vivre ici et maintenant. Si nous en faisions le tour du propriétaire ? Prenons une grande respiration et descendons dans notre corps, le vrai, le physique, notre vraie maison. Notre visite est à la fois physique et subtile. Laissons notre imaginaire créer notre réalité : l’imagination est tellement plus forte que la volonté, elle crée des formes-pensées qui deviennent plus vraies que nature. Il est plus profitable de vivre que de croire… Poussons les portes… la clé de chacune d’elle nous ouvre une partie de nous-mêmes. 

Au bas de la colonne vertébrale pour les hommes, entre les ovaires pour les femmes, s’ouvre la première porte. Elle nous fait pénétrer dans le centre de gestion de notre vitalité. Ce centre s’appuie sur des bases stables. Une bonne maison se bâtit sur des fondations solides, « l’enracinement ». Que diriez-vous de quelqu’un qui construit sa maison en commençant par le toit ? C’est pourtant une tendance devenue commune en Occident chez des personnes qui confondent matérialité et matérialisme et fuient vers ce qu’ils pensent être la spiritualité. Ici se trouve tout ce qui nous permet la VIE. Nous sommes venus sur terre, peut-être, pour vivre des expériences. Les « purs esprits » peuvent difficilement évoluer : les notions d’espace et de temps n’existent pas pour eux. Alors, ils s’incarnent. La lourdeur du corps a aussi ses avantages. L’acceptation de la vie ici-bas, de l’existence physique et de la disposition à agir en harmonie avec la force de la terre et le désir d’en apprendre les lois sont un des buts de notre vie. En relation avec notre corps physique, nous gérons ici la circulation sanguine, la structure cellulaire et tout ce qui est dur : les os, la colonne vertébrale…  La deuxième porte se trouve deux ou trois doigts sous le nombril. C’est le « hara » des Japonais, le centre de gravité de notre corps physique, le centre de nos émotions (ne dit-on pas : « cela me prend aux tripes » ?), la gestion de l’appartenance au groupe, à la famille. Si la première porte appelle la vie, et donc la sexualité pulsionnelle et reproductrice, cette deuxième porte ouvre la voie de la sexualité relationnelle. Première montée de transcendance donc. Nous ouvrons la vie aux autres même si à ce stade cela n’est pas encore fluide. Premier lâcher-prise de l’Ego limité. Sur le plan physique nous trouvons les intestins, les reins, la vessie, la lymphe et, en relation avec la première porte, les organes génitaux.

La troisième porte est située au plexus solaire et contrôle notre énergie, nos relations de pouvoir (les rapports de force avec autrui, la domination ou la dépendance, la possessivité, la jalousie, l’esprit de compétition, la concurrence) et de puissance (la force qui est en nous, le fait d’être maître de soi, capable de s’assumer, d’être responsable de sa vie), de cet endroit, nous « jetons le grappin » sur la personne que nous voulons aimer, que nous voulons garder  et  empêchons ainsi d’être autonome, ou que nous disons aimer alors que nous en sommes dépendants. Les organes physiques à ce niveau sont le système digestif, l’estomac, le foie, la rate, le pancréas, la vésicule biliaire; le système nerveux végétatif  Comme l’amour vrai ne peut se développer dans un rapport de force et que nous sommes coincés par les émotions qui
se pressent derrière la deuxième porte, il sera particulièrement intéressant de faire le ménage pour utiliser au mieux nos potentialités, et monter d’un étage. L’humanité se trouve encore sur les marches de l’escalier : pensons aux guerres, aux luttes de toutes sortes, aux passions stériles. 
En franchissant nous-mêmes la marche suivante, nous nous aiderons – et dès lors les autres – à ouvrir la quatrième porte, celle du coeur, des affinités, de la tendresse, de l’amour. Pour notre corps, le coeur, les poumons et la peau qui sont de grands organes de communication. Porte du milieu qui régularise le passage de l’énergie entre les trois précédentes et les trois suivantes. 

A hauteur de la gorge, poussons la porte de l’atelier de la créativité, de la réalisation de soi. C’est ici que nous nous exprimons, par la parole, nos activités artisanales, artistiques ou autres. Ouverture entre notre inconscient et notre dialogue intérieur, antennes de la télépathie et de la clair-audience (entendre des voix…). Nous gérons aussi les organes comme la gorge, la trachée, la voix, les oreilles, les bras, la thyroïde. Cette porte s’ouvre vers l’extérieur, elle est le pont entre nos impulsions, nos réactions qu’elles soient primaires comme nos émotions ou purifiées comme nos sentiments, et nos pensées. Une porte-fenêtre, en quelque sorte.  La sixième porte – le troisième oeil diront certains – nous apporte la clairvoyance, la manière dont nous gérons la connaissance en dehors de l’éducation, de l’analyse, de la logique. Faculté que nous appelons l’intuition : la connaissance arrive, elle est là… bien huilée sur ses gonds, cette porte nous permet l’extraordinairement belle faculté du non-jugement. Sur le plan physique, c’est tout le visage qui reçoit les énergies, sauf le cerveau qui correspond à la septième porte, sise au sommet du crâne, porte de reliance avec l’information spirituelle de haut niveau, le divin… Aérons la maison. Laissons les énergies circuler en nous…  Des petites portes aux pieds, comme celles qui ouvraient autrefois sur les caves, laissent pénétrer en nous l’énergie de la Terre. Energie maternelle, maternante, guérisseuse. Par la septième porte, qui est à deux battants, coule l’énergie du cosmos. Nous prenons nos racines Terre et nos racines Ciel et nous sommes le tronc. L’Esprit, l’Energie, circule de porte en porte. Un grand souffle nous balaie, unique comme l’Univers Infini, varié comme le vent. Tantôt l’énergie de notre essence originelle (ce que nous sommes profondément), une merveilleuse énergie d’amour et de pardon (certains l’appellent l’énergie christique) et celle de l’infini (le grand Tout, l’Univers, choisissez le nom). Nous sommes microcosme et macrocosme. C’est le moment de mettre au jour les bibelots anciens dont nous n’avons plus besoin (nos blocages), de balayer les toiles d’araignées de nos anciennes croyances, d’ouvrir les rideaux pour laisser la lumière nous atteindre, pour repeindre de joyeuses couleurs… 

Car la couleur est vie.  Les portes claires sont rouge comme la vitalité, orange comme la guérison, jaune comme la volonté ou la compréhension, vert comme le développement, bleu comme la joie de vivre, indigo et violet comme la spiritualité, rosé comme la sensualité ou l’affinité avec le corps, turquoise comme le don de soi. Foncées comme la haine, l’incompréhension, les permissions que nous ne nous accordons pas, le conformisme social… choisissez votre propre référentiel, votre propre palette, si ceci ne vous convient pas…) Attention aux taches grises des murs malades ou au noir de nos peurs. Bienvenue à la dorure qui rehausse tout et à la lumière blanche qui   et permet à nos fleurs intérieures d’éclore… Car des roses poussent partout : des haies de roses pour nous protéger, des roses à l’odeur suave pour nous régénérer et dont la beauté nous repose. Des roses qui seront tour à tour symbole de notre vie, beauté, amour, pardon…   Pousser les portes de soi, c’est apprendre à mieux se connaître, à mieux se gérer, à devenir plus adulte, responsable, maître de sa vie dans les petites choses de la vie comme les grandes. Garder les pieds sur terre, se sentir en sécurité en traversant la rue, s’affirmer dans un groupe ou au milieu de sa famille, gérer ses émotions, prendre sa place, accepter une maladie et mettre en oeuvre sa guérison, ouvrir son coeur, accepter de recevoir autant que de donner, placer la réalisation de soi dans ce que l’on fait, à la place où nous sommes au lieu de s’illusionner sur un idéal inaccessible (telles ces personnes qui quittent le « job » qu’elles n’aiment pas pour faire « ce dont elles ont envie » et qui retrouvent les mêmes problèmes, les mêmes difficultés dans leur nouvel emploi), voir clair, considérer les faits plutôt que de juger, autant d’étapes pratiques pour découvrir le divin en nous. S’ouvrir à l’autre aussi, pour l’aider – s’il veut bien – à dénouer ses blocages, à retrouver la santé physique et mentale, à clarifier la communication. A s’éveiller, à vivre. 

La clé de ces portes – certains les appellent « chakras »- est un très bel outil qui se nomme « lecture psychique ». Mais cela, comme disait Kipling, c’est une autre histoire. Je suis à votre disposition pour plus de renseignements, une conférence, un atelier…  Paul Sempels, praticien en énergies. 

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